Van Eyck était bien né et très instruit. Philippe le Bon disait à son sujet qu’il ne pourrait trouver nulle part ailleurs quelqu’un « si excellent en son art et science ».
Rogier van der Weyden envoya son fils à l’Université de Louvain.
En 1484-1485 et 1488-89, deux peintres de Gand acceptèrent d’enseigner à des apprentis non seulement la peinture mais aussi la lecture et l’écriture ; tous ces indices concordent et l’on peut dire que la majorité des peintres, si ce n’est tous, étaient lettrés et quelques-uns uns d’entre eux étaient grandement instruits.
Quant à leur position sociale, nous avons des informations fragmentaires mais suffisantes pour pouvoir imaginer qu’elle était élevée. Jan van Eyck, peintre à la cour de Philippe le bon jouissait d’une position considérable. Rogier van der Weyden occupait deux propriétés mitoyennes dans le centre de Bruxelles, qui appartenaient auparavant à un notable de la ville.
Les mécènes.
Les employeurs des peintres venaient d’horizons sociaux variés. Antoine de Bourgogne. Van der Weyden. Musée Royal des Beaux-Arts, Bruxelles. Installée à Bruges d’abord, puis à Bruxelles ensuite, la cour bourguignonne fait bénéficier la peinture de son prestigieux mécénat comme en témoigne le portrait d’Antoine de Bourgogne de Rogier van der Weyden. Plusieurs d’entre eux occupaient d’éminentes positions à la cour de Bourgogne et dans la hiérarchie ecclésiastique des Pays-Bas. D’autres personnes associées à la cour commandèrent d’importants tableaux. L’essor économique et commercial des cités : Bruges, Gand, Anvers donne naissance à une nouvelle bourgeoisie marchande opulente d’où émanent commandes privées et officielles, telle la « Justice d’Otton », exécutée par Dirk Bouts pour l’hôtel de ville de Louvain. Le mécénat est autant exercé par les guildes et les corporations (commandes pour les chapelles et salles de réunion) que par des particuliers.
Les bourgeois notables cherchent à assurer leur prestige et ne pouvant manifester leur rang social par des titres ou des armoiries comme l’aristocratie, vont se faire immortaliser dans des tableaux. Ils vont ainsi participer activement à l’essor de l’art du portrait. La prospérité économique de la région et l’essor du mécénat qui en découlait attira de nombreux artistes d’Europe du nord, citons : Jean Fouquet et le Maître de Moulins.
Pour ceux qui souhaitent découvrir ces peintres à travers la Flandre , ici une idée de parcours à travers la Flandre.
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